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Immobilier

De nombreux indicateurs confirment un repli du marché immobilier sous l’effet de la crise économique et de nouvelles mesures fiscales. Mais l’immobilier reste en placement intéressant. 

Dans le résidentiel, les marchés de l’accession à la propriété et de l’investissement locatif ont subi le remaniement du prêt à taux zéro+, la réforme de la taxation des plus-values, et la fin du dispositif Scellier. Dans le résidentiel neuf, selon les données du ministère du Logement, les mises en chantier de logements ont chuté de 18 % sur l’ensemble de l’année 2012 et sont tombées sous la barre des 350 000. Les données de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) sont tout aussi alarmistes : les ventes de logements neufs ont chuté de 28 % l’an passé pour atteindre 73 700 unités, soit leur plus bas niveau depuis seize ans. L’immobilier commercial pâtit quant à lui d’un contexte économique qui n’a cessé de se dégrader depuis le début de l’année 2012. Les professionnels estiment que ces tendances baissières devraient se poursuivre en 2013 si rien ne vient changer la donne. La pierre-papier n’échappe pas à la conjoncture. Selon l’Association française des sociétés de placement immobilier (Aspim), la baisse des investissements en immobilier résidentiel a provoqué un recul de quasiment 10 % de la collecte des sociétés civiles de placement immobilier (SCPI). Cette collecte est ainsi passée d’un niveau record de 2,8 milliards d’euros en 2011, à 2,5 milliards l’an dernier. Pour les SCPI spécialisées en immobilier résidentiel, cette collecte a même chuté de 74 %, à 180 millions d’euros du fait du désintérêt envers le dispositif Scellier, dont les avantages fiscaux ont été sensiblement amoindris. En revanche, la collecte des SCPI «immobilier d’entreprise» a sensiblement progressé entre 2011 et 2012 pour atteindre 2,3 milliards d’euros, soit une hausse de 10,8 % sur un an. La majeure partie de la collecte provient toujours des SCPI «classiques diversifiées» (dont le portefeuille comprend des bureaux, commerces, entrepôts), qui représentent 1,8 milliard d’euros.
L’immobilier est toujours envisagé comme un placement intéressant par les épargnants français, en particulier pour s’assurer des revenus futurs à la retraite. Investir dans de l’immobilier résidentiel à Paris a été le plus judicieux des placements sur les dix dernières années.
Les professionnels adaptent leur offre face à une demande qui a évolué : les garanties offertes aux investisseurs sont renforcées en ces temps d’incertitudes économiques. La palette des produits qui sont encore éligibles à certains avantages fiscaux est étendue. La pierre papier, grâce à ses rendements attractifs, reste au cœur de la stratégie de diversification patrimoniale.

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