Les indicateurs IEIF

Bureaux en Île-de-France : le retour de l’absorption en 2015

Absorption

Commentaire

L’absorption nette, c’est-à-dire la variation de l’occupation du parc, mesure l’interaction entre la vie des entreprises (création, croissance, mobilité) et l’économie immobilière (offre et demande). En Île-de-France, depuis 2001, les entreprises ont occupé en moyenne plus de 300.000 m² de bureaux supplémentaires par an, soit un total de près de près de 5 millions de m² « absorbés » sur la période.
Après trois années d’absorption très faible, l’année 2015 se conclut par un très net redressement de l’absorption, à un niveau supérieur à sa moyenne historique.

Méthodologie

Elaborée à partir de toutes les sources pertinentes accessibles, la modélisation de l’absorption mise au point par l’IEIF est faite cette année sur de nouvelles bases statistiques, mais avec une méthodologie inchangée.
L’absorption fait le « bilan » consolidé de tout ce qui arrive sur le marché (y compris les immeubles anciens libérés par les départs d’entreprises) et tout ce qui quitte le marché (y compris les emménagements).
En permanence en effet, des entreprises déménagent, d’autres emménagent mais le solde en termes de m² de bureaux occupés est aléatoire : le nombre et la taille des établissements nouvellement créés (ou dont la taille augmente) n’est jamais égal à celui des établissements qui disparaissent (ou dont la taille diminue).
De plus, l’économie d’un territoire n’est pas fermée : le nombre et la taille des entreprises qui arrivent n’est jamais égal au nombre de celles qui partent.
Enfin, l’économie immobilière du territoire vit à un rythme qui lui est propre :

  • livraisons d’immeubles neufs, transformations de logements en bureaux, restructurations, etc. ;
  • retraits du marché, provisoires (travaux) ou définitifs (démolition)…

Bernard Audibert
Conseiller scientifique IEIF
(rédigé le 26 juin 2016)