Historique

En 1986, date de la création de l’IEIF, l’ambition initiale était claire : dans le cadre d’une structure associative neutre, donc sans subvention d’aucune sorte et indépendante de toute activité de transaction ou de conseil, apporter au marché immobilier des outils d’information et d’analyse comparables avec ceux qui existaient dans le financier. Le retard à rattraper était considérable.

Mais plusieurs atouts ont été mis dans la balance.

  • Premièrement, dès le début, l’ensemble des investisseurs institutionnels immobiliers – les SCPI, les foncières cotées, les compagnies d’assurance, etc. – ont joué le jeu, et, en tant que membres, sont devenus à la fois les soutiens, les donneurs d’ordres et les clients. Sur cette base de départ, les autres grands acteurs du marché ont rejoint l’Institut, et l’on peut dire que tous les métiers de la chaîne immobilière y sont actuellement représentés. Il est évident qu’une adhésion aussi forte de l’ensemble de la place a créé des conditions optimales pour mener à bien cette initiative de transparence et de qualité de réflexion.
  • Deuxièmement, l’approche adoptée a été clairement celle du professionnalisme. Les banques de données, l’outil documentaire et les productions statistiques régulières relèvent de méthodes, de procédures, de compétences précises ; c’est un domaine très technique où on peut parler de qualité et de productivité. La logique de « coeur de métier » a été poussée à fond.
  • Troisièmement, l’espace créé par la neutralité, par la rigueur des informations, a été mis à profit pour encourager ou initier des réflexions nouvelles dans le cadre de réunions ou de publications.

La roue tourne vite, le neuf devient rapidement banal, l’IEIF a en permanence maintenu son rôle qui consiste à être à chaque instant un peu décalé vers l’avenir.

Certains résultats ont été plus visibles que d’autres. Par exemple, dès la fin des années 80, l’IEIF a lancé une information très structurée sur les foncières, y compris des indices spécialisés, avec dès le départ des publications en langue anglaise. Plus tard, lorsque les SCPI ont traversé une crise très difficile, un suivi statistique rigoureux et des analyses fines les ont aidées à retrouver leur légitimité dans l’épargne immobilière.

Enfin, le département d’Analyse et Prévision, qui a été créé en 1995 pour les marchés des logements et des bureaux, est aujourd’hui tout à fait à la hauteur des meilleures structures anglo-saxonnes. Certains progrès dans la connaissance de la demande sont un apport, non seulement théorique, mais aussi statistique, pour le marché immobilier français.

Au long des années, l’IEIF s’est évidemment inscrit dans une démarche commune des acteurs pour plus de transparence et d’informations.

Il existe aujourd’hui de nombreux départements d’études, par exemple chez les investisseurs et les commercialisateurs.

Mais, comme dans le domaine financier, le rôle d’un organisme neutre, indépendant, sensible aux réflexions théoriques tout en restant proche des acteurs, sera toujours vital dans la dynamique globale de l’information.